Mythologie et histoire
Les trois monothéismes ont une conception dominatrice du rôle de l’homme anthropocentrique. Le mythe de l’être humain, roi de la création est au cœur de la chrétienté. La théologie chrétienne ignore superbement la souffrance animale, sans même remonter à l’odieux Descartes, et son insensible animal-machine. Déjà pour la Genèse (I, 26 / I, 28 / IX, 2 et 3), l’animal n’est qu’un esclave-gibier contraint à soulager ou remplacer le travail humain.

Théodore Monod *

"Polyphonie des conceptions antiques"

L'antiquité gréco-latine, les Egyptiens, les Vikings... Tous offrent des conceptions contradictoires du loup qui jettent les bases des futures représentations. A chaque représentation antique de l'animal correspond un traitement actuel logique.

"Le Moyen Age: tombeau du loup"

L'éradication du loup en occident doit beaucoup au moyen-âge et, plus particulièrement, à l'Eglise catholique. Cette dernière, prenant l'agneau pascal pour symbole, ne faisait pas un choix innocent vis-à-vis du loup. Le loup, c'est le diable.

"Le loup et l'Indien : frères de douleur"

A l'image de l'homme occidental, du temps où il vivait de la chasse, l'Indien a toujours pris le loup en exemple. L'un et l'autre se ressemblent. Tous deux jouent humblement leur rôle de prédateur avec un profond respect pour la nature. Ils subiront les mêmes cruautés.

"La mythologie inuit en avance sur le XXe siècle"

C'est grâce aux Esquimaux que l'homme occidental, au XXe siècle, a commencé à connaître le loup. Le savoir ancestral inuit a permis à la science d'évoluer dans le domaine des théories de la survivance des plus aptes par le biais de la sélection naturelle.

* Les citations en tête de chapitre sont issues d'un recueil disponible sur le site www.euroloup.com

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2004 Association www.loup.org / Benjamin Moriamé